I find similarities between certain ACT components and EMI (eye movement integration) technique (Steve Andreas, 1993; Danie Beaulieu, 2003), an alternative form of EMDR.
The client needs to be open to his difficult private events while doing the eye movement. Often, the eye movement produces a context to facilitate acceptance and it has the advantage of being a non-intrusive exposition to private content. Words that were so much affectively charged get defused during treatment and the client does not react to them anymore. I find this intriguing when comparing it to RFT and ACT.
In such context, acceptance might be a process permitting integration of private events? Are there studies linking acceptance of aversive content with integration processes?
and how RFT theory would explain the loosening of relational frame in such treatment? The client does not react anymore to the words as before. He is defused from it.
I am regularly witnessing effectiveness of this treatment and I have an intuition that ACT components are a part of its outcome.
So, if you wish to share some information on this subject, let me know.... Thanks
Andreas, S., 1993, NPL Eye Movement Integration, video, NLP comprehensive, Boulder, Colorado.
Beaulieu, D., 2003, Eye Movement Integration Therapy: the comprehensive clinical guide, Crown house publising , UK.
ACT and EMDR
Christophe Cazauvieilh, Psychologist
Bonsoir Christel, je me permets de t'ecrire en français car j'ai dèjà vu des contributions de ta part dans notre belle langue.
Certains auteurs comme DOUTRELUGNE (therapies brèves principes et outils pratiques, masson) ont souligné la présence de processus commun entre l'EMDR et l'hypnose par exemple (double dissociation "The client needs to be open to his difficult private events while doing the eye movement.", focalisation sur un objet...), de ce fait il ne serait pas étonnant que les techniques basées sur les mouvements occulaires partagent des processus communs avec les techniques de pleine conscience, l'hypnose partageant des points communs avec les techniques de pleine conscience; du coup peut être que l'on peut se poser la question un peu différement, quels sont ces sous procesus communs, sachant que la littérature récente montre que les mouvements occulaires ne sont pas nécessaires, contrairement aux théories emdr, pour produire une désensibilisation, des stimulations alternatives type tapping ou claquement de doigts produisent des résultats similaires : une étude récente en particulier expliquerait les processus visuels EMDR en tant que modification du calepin visuospatial (module de la mémoire à court terme); se pourrait il que certaines tk de pleine conscience aient en fait pour resultat de brouiller le réencodage en mémoire à long terme, c'est une piste qui me parait trés interessante à explorer.
Je bosses suivant une perpective intégrative , utilisant de nombreuses techniques en fonction des idées de mes clients, je serais heureux de discuter de certains de ces sujets avec toi et de partager ces documents de recherches si je les retrouve,
Cordialement,
Christophe. chr_cazauvieilh@yahoo.fr
Transformation de la fonction versus encodage d'information
Bonjour Christophe,
C'est sympa d'avoir des nouvelles d'Outre-Atlantique. Merci de me rappeler que le mouvement des yeux n'est pas forcément responsable de l'efficacité des résultats. À mon souvenir, je crois avoir lu certaines recherches mentionnant l'implication de la bilatéralité du cerveau (équilibre entre hémisphère droit et gauche) comme possible hypothèse expliquant le résultat thérapeutique. Alors comme tu le dis, qu'importe le moyen qu'on utilise comme le claquement de doigt ou de sons alternés pourvu qu'il y ait alternance.
L'hypnose et la pleine conscience? J'ai peut-être à tort l'impression que l'hypnose peut avoir un certain objectif latent de changer un symptôme, qu'on ne retrouve pas forcément dans la pleine conscience. Mais bon, il y a plusieurs formes d'hypnose....
Fascinant ce lien mémoire à long terme et court terme. J'explique souvent à mes clients la formation d'un traumatisme comme des informations fragmentées (morceau d'un puzzle désassemblé) conservées dans la mémoire active pas encore intégrée (puzzle reconstitué) dans la mémoire à long terme. Les pièces du puzzle représentent chacune des modalités sensorielle, affective et cognitive. Ça leur parle beaucoup, de la neuropsy en simplifié.... En tant qu'ACTienne, je ne parlerai pas d'encodage d'information mais de transformation de la fonction de cadre relationnel qui s'effectuerait peut-être dans la mémoire à long terme..... UHMMMM belle piste Christophe
Merci de cet échange, Cristel
transformation de la fonction ou encodage d'informations??
Christophe Cazauvieilh, Psychologist
Bonjour,
effectivemment hypnose et pleine conscience différent quelque peu sur la notion de contrôle :certaines formes d'hypnose visant la transformation du symptôme; et en même temps les techniques d'induction hypnotique sont souvent trés proches de la pleine cs: focalisation sur le corps et la respiration, autorisation à ne rien faire de particulier...
De plus l'approche Ericksonienne utilise massivement le recadrage de contenu ou de contexte, notion qui me paraît assez proche de la transformation du cadre relationnel, d'ailleurs Erickson est le parent de toutes ces tk de communications comme la PNL (ils l'ont modélisés) utilisant massivemment les techniques de recadrage.
Quand j'ai découvert ACT, l'année dernière, j'ai été frappé par la similitude avec la PNL, les tk étant vraiment trés trés proches (travail sur les images sons=travail sur les sous-modalités en PNL et défusion en ACT),la PNL étant plus dans la transformation de l'expérience comme son parent proche l'hypnose; la PNL investit de manière quelque peu similaire les valeurs et objectifs:
je me suis dit que Steve avait du lire beaucoup de bouquins de PNL et de Gestalt (mais je peux me tromper)!!
Une autre similitude, l'utilisation de métaphore, crée isomorphiquement au problème du client, là aussi Erickson est un précurseur et une référence, Gordon a modélisé la construction de métaphore: donc à mon sens beaucoup de similitudes, la divergence étant le contrôle, mais ne peut on pas voir le lâcher prise comme une tentative de contrôle indirecte (ce que font les therapeutes stratégiques et systémiques en allant dans le sens du courant), comment être sur que ce que nous nommons acceptation ne soit pas en fait une forme de contrôle (au final je décide d'accepter...), on a reproché à Erickson de ne pas s'intéresser à poser une théorie d'où pourraient dériver ses interventions, il était plus intéressé par le résultat.
Concernant le ré-encodage en mémoire, le concept fait référence à la mémoire liée à l'état, les clients ayant souvent à l'esprit l'image d'une mémoire à long terme ressemblant à une bibliothéque où les expériences seraient indexées dans des tiroirs et accessibles sans modification; nous savons que le fait d'accéder à un souvenir n'est pas un mécanisme passif de lecture, et cet transformation liée à l'état permets justement de remediatiser le souvenir, notamment pour traiter un trauma, notre mémoire reconstruisant en permanence.... encore une fois est ce un recadrage "pur", une transformation fonctionnelle du cadre relationnel ou une modification liée à l'état, piste intéressante et difficile à trancher, de toute façons la science avance par approximation, tant que nous aidons , nos clients à avancer...
my two cents...
heureux de communiquer avec toi,
Chris
Ouverture inconditionnelle à l'expérience
Merci Chris d'apporter ces nuances...
petit rajout important selon moi. L'acceptation et tous les moyens de l'atteindre est une ouverture inconditionnelle à l'expérience. Il n'y a pas un soupçon de contrôle ou de volonté d'agir ou d'intervenir sur quoique ce soit. La meilleure façon pour moi de l'illustrer c'est de me dire "j'ai à vivre ce moment tel que la vie me l'offre, il est tel que tel avec tout ce qu'il inclut présentement, ni plus ni moins que ce qui est, agréable ou désagréable, intense, neutre, etc..."
Mais beaucoup diront pourquoi vivre l'inconfort si on peut être plus heureux. Je crois que la distinction est dans la vitalité et le degré de présence au moment comme critère de mieux sentir les choses plutôt que de chercher à être heureux ou bien. Tant mieux si on est heureux, tant mieux aussi si on est malheureux ou ni l'un ni l'autre, l'important c'est d'aller là où nos valeurs nous mènent, heureux ou malheureux, mais plus vivant certainement....
Ciao!